Si vous lisez ces lignes, c'est probablement que quelque chose vous a amené ici. Une curiosité, un lien partagé, une recherche. Je vous dois quelques mots avant qu'on aille plus loin ensemble.
J'ai grandi à Paris. Trente ans dans une ville que j'aime profondément et dont je porte les codes, sans en avoir le passeport. Mes racines, elles, viennent d'Afrique de l'Ouest. Cette double appartenance, j'ai longtemps cherchée à la résoudre. Aujourd'hui, je la porte simplement, comme une richesse.
Il y a un peu plus d'un an, je suis arrivée au Québec avec ma famille. Ce n'était pas une fuite mais un choix. Construire une vie ici, dans un pays francophone, lent et ample, où le ciel est plus grand qu'à Paris et où les saisons décident vraiment du rythme des jours.
Pourquoi j'écris, pourquoi je code
Je suis développeuse. C'est un métier qui m'a fascinée depuis que je l'ai découvert, et qui me fascine toujours. Voir apparaître quelque chose à l'écran à partir d'une idée et de quelques lignes de code, c'est, encore aujourd'hui, ce qui me fait me lever le matin.
J'ai appris pour pouvoir, un jour, ne plus avoir à demander à quelqu'un d'autre de construire ce que j'imaginais. Ce jour est arrivé. J'ai deux chantiers en cours.
Géréo, ma première application, est déjà en bêta. C'est une plateforme de gestion locative pensée pour le Québec. Pour les propriétaires qui en ont assez des tableurs Excel, des rappels manuels, et de la peur de manquer un délai légal du Tribunal administratif du logement.
Tisser, ma seconde application, est encore en conception. Elle est née d'un manque que j'ai vécu personnellement en arrivant ici. Recommencer à zéro un cercle social d'adulte, dans une ville qu'on ne connaît pas, demande presque autant d'énergie que de fonder une entreprise. Personne ne le dit avant. Personne ne prépare pour ça.
Face à un problème, je cherche une solution.
Ce sera la phrase qui guidera ce carnet. Pas une posture, juste une habitude. Quand quelque chose ne va pas autour de moi, ou en moi, je préfère chercher la solution. C'est de là que naissent Géréo, Tisser, et tout ce qui suivra.
Ce que vous trouverez ici
Ce blog est un carnet. Pas une vitrine. Ce qui veut dire que ce ne sera pas toujours abouti, pas toujours brillant, mais ce sera vrai. Voici ce que j'aimerai vous partager (sans ordre spécial).
- Le chantier. Comment je construis Géréo et Tisser, vraiment. Les décisions techniques, les ratés, les pivots, les jalons. Le travail réel, raconté à mesure.
- Les leçons. Ce que j'apprends sur le financement des startups au Québec, les programmes méconnus, les portes à pousser, les erreurs à éviter. Tout ce que j'aurais aimé savoir avant.
- L'arrivée. Ce que c'est de bâtir ici quand on a construit toute sa vie ailleurs. Les codes à apprendre, les surprises, les beautés du Québec qu'on ne voit qu'en venant d'ailleurs.
- La vraie vie. Parce que je ne suis pas qu'une développeuse. Je suis aussi une maman, une femme, une personne qui doute, qui rate, qui réessaie, qui change de direction, qui repousse les échéances. Ces choses-là feront partie du carnet, sans esbroufe.
Ce que vous ne trouverez pas
Pas de promesse de richesse en 30 jours. Pas de recette miracle. Pas de posture d'experte qui sait déjà tout. J'apprends en faisant, et je raconte au fur et à mesure. Ce blog ne sera pas une masterclass. Ce sera un atelier ouvert.
Pas non plus de jargon corporate, de "growth hacks", ou de termes anglais qui font sérieux. Je préfère écrire comme je parle, en français, avec mes mots à moi.
Pour commencer
Si vous voulez voir ce que je construis en ce moment, allez jeter un œil à Géréo, qui est en ligne. Si vous voulez me suivre au jour le jour, vous avez ce carnet, parce que j'aime beaucoup écrire. Et j'essaierai aussi d'être sur instagram. Si vous voulez collaborer, ou simplement échanger, mon adresse mail est dans la section contact du site.
Et si vous êtes vous-même en train de construire quelque chose, ici ou ailleurs, sachez que vous n'êtes pas seul. C'est même probablement pour ça que ce carnet existe. Pour qu'on puisse, les uns et les autres, se sentir un peu moins seuls dans nos chantiers.
Bienvenue.